Le 19 févr. 2020

Dans les coulisses de "Bolchoï Arena"

2020, année de la BD

Rencontre et signature avec Aseyn et Boulet à l'occasion de la parution du 2e tome de "Bolchoï Arena" aux éditions Delcourt.

Dans un futur proche, le Bolchoi, réseau mondial de réalité virtuelle, a remplacé Internet et pris le dessus sur le monde réel. Réplique parfaite de notre univers, il a relancé l’exploration spatiale car c’est aussi un immense simulateur pour les technologies futures. Marje, étudiante en astrophysique, va y faire ses premiers pas, guidée par son amie Dana, et découvrir les limites du Bolchoi et du réel…

Rencontre et signature avec Aseyn, talentueux dessinateur (Libération, Le Monde Diplomatique…) qui reviendra sur la conception de cette série BD éditée chez Delcourt qui puise notamment une partie de ses influences dans le manga d’action des années 90 : Katsuhiro Otomo (Akira), Masamune Shirow Ghost in the Shell et Appleseed, mais aussi les comic books ou le jeux vidéo… 

Et Boulet, auteur du scénario, dessinateur connu surtout pour son blog, où il publie des récits sur sa vie quotidienne - dont est tirée la série Notes (chez Delcourt) – et partage ses coups de cœur, jeunes talents et petites pépites. 

  • A propos du fonds "Global Manga" du salon de lecture, dans lequel Bolchoi Arena s'inscrit :

Global Manga

2020, année de la bD

« Dessins désordonnés, dessins dérisoires, dessins grotesques le terme Manga (des kanji Man 漫 et Ga 画) a bien des significations qui évoluent avec le contexte historique de sa création. Si on peut faire remonter l’origine du terme à Kankei Suzuki puis Hokusai qui popularise le terme avec ses « dessins grotesques », le manga dans son acception moderne se construit à partir début du 20e siècle comme la résultante d’influences qui doivent autant à l’histoire des arts graphiques Japonais qu’à des artistes extérieurs au Japon.

Influences revendiquées et parfaitement intégrées (George Ferdinand Bigot, qui vécut au Japon entre 1882 et 1899, n’est-il pas considéré par les Japonais comme le « Caricaturiste de l’ère Meiji » ?), la narration en cases successives, les bulles sont autant d’éléments intégrés qui conduisent au manga moderne et son ultime signification : images qui s’enchaînent.

Si on entend par « Global Manga », l’appropriation stylistique, les emprunts symboliques et thématiques au Manga par des artistes non-Japonais (au hasard, Philippin avec Julius Villanueva, Algérien avec Matougui Fella, Français avec Boulet et Aseyn, et même Haida avec Michael Nicoll Yahgulanaas), on peut également faire entrer dans cette catégorie les adaptations en Manga de comics américains (Batman dès les années 60, Spiderman dès les années 70, Avengers, Justice League…), témoignant des constants échanges et courants qui remuent  la Bande dessinée mondiale… 

En France, la découverte de l’univers du manga Japonais se teinte de nostalgie, car indissociable des anime du mercredi après-midi, eux même tirés d’œuvres de Manga kas fameux au Japon : Gô Nagai (avec Goldorak), Leiji Matsumoto (avec Albator), Riyoko Ikeda (avec Lady Oscar), Akira Toriyama (avec Dragon Ball) et bien sûr Osamu Tezuka (avec le Roi Léo).

Même si plusieurs initiatives éditoriales seront tentées dès les années 70 (dans des magazines comme Budo ou le Cri qui tue) pour imposer le manga en France, il faudra attendre la parution chez Glénat du Akira de Katsuhiro Otomo en 1990, œuvre séminale qui influencera des générations de dessinateurs dans le monde entier. »